règle n°12-Des photos nettes tu feras

3e partie

Le flou de mise au point

Imaginez que vous êtes devant un passage piétons.
Repérez une bande du passage.
Imaginez que toutes les bandes avant et après sont floues.

Vous êtes en train d'expérimenter ce qu'on appelle la profondeur de champ. ça impressionne? non?

Si par hasard, vous vous rendez compte que ce n'est pas la bande que vous visiez qui est nette, mais celle avant ou celle après, vous avez fait une erreur de mise au point, il faut corriger le point et le refaire sur la bande qui vous intéresse.

Si vous souhaitez que la bande avant et la bande après soient aussi nettes que celle que vous avez repérée, il va falloir augmenter la profondeur de champ qui correspond à la zone de netteté.

La profondeur de champ est directement influencée par l'ouverture.
Une grande ouverture (exple f/1,4)=une petite profondeur de champ
Une petite ouverture (exple f/16)=une grande profondeur de champ

Pour vous y retrouver, voici une liste des valeurs pleines d'ouverture.
f/1,4 f/2 f/2,8 f/4 f/5,6 f/8 f/11 f/16 f/22
Entre chaque ouverture se trouvent des valeurs intermédiaires parfois exprimées au tiers du genre f/7,1. Il s'agit d'être plus précis.

Et là, vous vous dites, "mais c'est quoi cette explication avec un passage piéton"?
Parce que malgré les AF, les Face Detection, les Smile Detection, les Closed Eyes Detection, et toutes les assistances à la mise au point qui existent, il y a encore et toujours des problèmes de mise au point. Alors pourquoi pas un passage piéton pour expliquer la mise au point.

règle n°12-Des photos nettes tu feras

2e partie

Le flou de mouvement
Le souci qui se pose ici est lié à votre sujet.
Si ç'est une pomme posée sur une table, aucun souci.
Si c'est un enfant dont la passion est de bouger dans tous les sens, vous avez un problème.

Une solution serait de lui demander d'arrêter de bouger, mais vous lui retireriez (j'ai bon là?) toute sa joie de vivre (puisque bouger est sa passion) et votre photo deviendrait bien moins intéressante.

Une autre solution est d'utiliser votre objectif à sa plus grande ouverture, voire un objectif à grande ouverture (dit rapide, exple f/2,8), ou d'augmenter la sensibilité (ISO).
Dans tous les cas, l'idée est d'obtenir une vitesse d'obturation la plus rapide possible.

Dans le cas ou votre sujet ne bouge pas de manière incontrolée et qu'il est par exemple en train de courir, vous pouvez tenter un filé. Il s'agit de suivre le sujet en train de courir et de déclencher quand il passe devant vous. Vous avez toutes les chances de réussir une superbe photo avec un fond filé flou et votre sujet net. Essayez, c'est un peu galère au début, mais quand on y arrive, c'est plutôt chouette.

L'exemple sur un avion
à suivre, le flou de mise au point

règle n°12-Des photos nettes tu feras

ça a l'air bête dit comme ça, mais entre tous les différents types de flou qui peuvent exister, ce n'est pas forcément simple à appliquer.

1ère partie

Le flou de bougé:
c'est le plus commun, on est dans l'action, on appuie sur le déclencheur et on saute sur place en même temps que son sujet et à la sortie, c'est flou.
Quand on photographie, on ne bouge pas. Au besoin, on s'asseoit, on s'appuie sur un mur, sur quelqu'un, on se met sur pied, on s'arrête de marcher, on se met en apnée, mais on ne bouge pas.

Il y a une règle qui n'a rien de scientifiquement prouvé, mais qui fonctionne plutôt bien, qui veut que la vitesse utilisée soit égale ou supérieure à la focale utilisée. Soit, si vous utilisez un 50mm, faire des photos au 1/50s ou plus rapide. Si vous utilisez le 1/20s avec un 50mm, il y a toutes les chances que votre photo soit floue. Quant à si vous utilisez le 1/1000s, vous pourrez même sauter en prenant la photo, même si c'est quand même déconseillé.

Après il y a les stabilisations optiques qui aident, mais qui ne solutionnent pas tout. En bref, prenez la solution qui vous va le mieux, mais trouvez en une.

à suivre, le flou de mouvement (du sujet)

règle n°11-ton trépied, tu mettras en place avec précaution et sureté

Le numérique, ça va vite. On a une idée, vite on va l'essayer. Alors vite, on met en place un fond pour faire du plein pied, vite on attrape un trépied pour poser un flash, vite on attrape un 2e trépied pour poser un 2e flash, vite on attrape l'appar....... et VLAN (ou BLOOOOH ou PATATRA, c'est au choix) le 2e flash se suicide d'une hauteur de 2 mètres.
Alors oui, Précaution, il est un peu lent. Sureté des fois, elle est casse-pied. Mais pour le coup, j'aurais du les inviter tous les 2 à mon essai, ça m'éviterait d'avoir dans les mains un SB600 qui s'allume-pour me narguer, et qui ne flashe pas-toujours pour me narguer.

PS: vous aurez compris que j'avais besoin de partager ma peine

règles n°10-2 batteries tu auras

là où une batterie d'argentique (en fait, c'est plutôt des piles) dure 1 an voire plus (expérience faite sur un NIKON FE), la batterie d'un numérique tient généralement la journée (on peut pousser à la semaine sur certains Reflex).

Ceci étant dû à la consommation élevée de l'appareil et à l'utilisation plus intensive qu'on en fait. On prend dès lors le risque de se retrouver planté à court de batterie.

D'où la 2e batterie toujours chargée et le fonctionnement suivant:
On ne charge sa batterie qu'une fois vidée (c'est-à-dire pas de rechargement intermédiaire), quitte à partir avec une batterie dans l'appareil à moitié chargée.
Celle qui est dans l'appareil se videra dans la journée et la 2e sera prête à la remplacer et ainsi de suite.....

Sauf cas particuliers, ça résout pas mal de problèmes.

règle n°9-tes cartes mémoires tu videras puis formateras

ça a l'air bête dit comme ça, mais bon nombre de photographes font des photos, les laissent sur la carte une semaine, puis refont des photos, puis les relaissent sur leur carte, etc, etc,....

plusieurs raisons: pas le temps de mettre les photos sur l'ordinateur, les cartes ont de plus en plus de capacités, c'est long....

Voici quelques solutions:
_Des cartes mémoire de moins grandes capacités: on fait moins de photos, du coup on fait plus attention à ce qu'on prend et à la sortie, ça va plus vite. On gagne aussi en temps pour le tri et l'éventuel traitement qui vient derrière.

_Un lecteur de cartes mémoire: on sort la carte de l'appareil, on la glisse dans le lecteur et c'est parti.

Une fois que les photos sont bien au chaud, sauvegardées là où on est sur de les retrouver, on remet la carte dans l'appareil et on formate.
Dans le doute, vérifiez bien votre sauvegarde plutôt deux fois qu'une, le formatage n'est pas réversible.

Expérience perso:
Je mets un maximum de 75 photos sur mes plus grosses cartes et j'utilise le même lecteur de carte depuis des années.

règle n°8-Ton matériel tu connaitras

Dans notre beau et merveilleux monde de technologie, nous avons tendance à acheter du matériel sur ses capacités, sans forcément les exploiter.

Résultat, on achète, persuadé d'avoir fait l'achat du siècle et 6 mois après, on est dégoûté, parce que finalement, on ne trouve plus si génial notre petit bijou de technologie. Pourquoi?

Proposition n°1:
L'objet est effectivement dépassé, on en a exploité 100% des possibilités, il faut passer à autre chose.

Proposition n°2
On n'a exploité qu'un petit bout des possibilités du bijou qui s'avère finalement plus complexe que prévu, mais on refuse d'admettre qu'on n'a pas passé assez de temps à apprendre à maîtriser "la bête".

Pour ma part, je penche pour la proposition n°2

Cette règle est issue d'une récente expérience lors de laquelle j'ai découvert l'activation d'un mode Liveview sur mon boîtier.....Bon, je ne m'en sers pas vraiment, mais le jour où j'en aurais besoin, je serai content de le trouver, plutôt que de le chercher.

règle n°7-Ton écran tu calibreras

Cette règle fait partie des choses "qu'oublient" de vous dire le vendeur lorsque vous achetez votre appareil photo ou un superbe écran à plein d'euros pour voir vos photos.
Un écran sur lequel vous visualiserez vos photos, quelqu'il soit, neuf, vieux, bas de gamme, haut de gamme, doit être calibré. A l'extrême, on pourrait même dire qu'il vaut mieux un vieil écran calibré qu'un écran neuf non-calibré.

Pourquoi?
On peut dire que l'écran agit comme un "filtre" lorsque vous regardez vos photos.
Si vous réglez ce "filtre" à votre sauce sans aucune référence, il vous sera propre et dès que que vos photos sortiront de chez vous (tirage papier, écran d'une autre personne), elles apparaitront "différentes". Et pour peu que vous les regardiez sur un écran calibré, vous pourriez même être déçu en voyant la réalité qui sera trop claire ou trop sombre, ou avec une dominante colorée.

Pour faire simple, la calibration va appliquer un filtre "neutre" à l'écran sans effet perturbateur sur votre photo. Votre écran affichera la "réalité".

L'application de la règle n°5 bis peut parfois révéler un problème de calibration. Encore une bonne raison de l'appliquer.

règle n° 6 bis-A l'impossible nul n'est tenu" ou complément de la règle n° 6

Bien entendu, on fait ce qu'on peut avec les conditions auxquelles on fait face, le matériel qu'on a, les connaissances qu'on a.
On peut par exemple être limité par son matériel dans certaines situations, sauf qu'il faut bien être conscient du problème posé.

Il ne s'agit pas de dire "je n'y arrive pas parce que je n'ai qu'un NINON EOS D40X MARK I (quoi? vous ne connaissez pas ce modèle?), alors que si j'avais eu le MARK IIIds, j'aurais fait la photo du siècle. "
Mais plutôt de savoir/sentir quel paramètre a fait défaut: l'exposition râtée, la sensibilité élevée qui génère du bruit, la rafale trop lente, l'AF pas précis, le viseur trop petit gênant pour cadrer, le poids de l'appareil pas adapté, la focale mal choisie.

Quand on sait identifier ce qui ne va pas, c'est qu'on est sur la bonne voie et qu'on saura corriger la prochaine fois. Il convient néanmoins d'accepter la règle n°5 bis.

règle n°6-Les hommes naissent et demeurent libres et égaux, les photographes, c'est pareil

En clair, un individu quelqu'il soit, homme, femme, enfant, jeune, vieux, face à un sujet a autant de possibilités qu'un autre de faire une bonne photo. Aucune excuse que ce soit d'ordre humain, matériel, environnemental ou je ne sais quoi d'autre ne sera valable pour justifier un quelconque "défaut" sur la photo.

Le photographe sera donc tenu d'accepter une critique sans défaitisme et devra rebondir dessus en cherchant un axe d'amélioration à son image.

Et là, vous dites "oui, mais....."
Il n'y a pas de mais. Dites vous que de toute façon, il y aura toujours quelqu'un pour dire quelque chose, alors ne perdez pas votre temps à cherchez des excuses, gardez le pour comprendre ce qui peut être amélioré et faire des photos.

Edit: Depuis l'écriture de cette règle, j'ai mis mon S5pro avec un 30mm (en le préréglant quand même en priorité ouverture, matricielle 3D, AF auto) dans les mains d'un enfant de 6 ans, le résultat a été plus que surprenant.

règle n° 5 bis-Ne jamais se braquer face à une critique

Quand on montre ses photos, on se risque à entendre "c'est pas mal", ou "j'aime bien", ou "mais, c'est quoi?" ou "tu aurais pu....", ou "c'est nul ton truc" et bien d'autres choses encore.

Il ne faut pas s'arrêter à ça. Approfondir ce genre de réflexions peu parfois amener à changer de point de vue, apprendre de nouvelles choses et améliorer ses prises de vue.

Et là, vous dites "Et pourquoi j'écouterais ce que racontent les autres?"
Dans ce cas, vous ne faites des photos que pour vous et n'avez aucun intérêt à les montrer, alors ne les montrez pas. Je vous renvoie tout de même à la règle n° 5.

règle n° 5-tes photos tu montreras

A part si on ne fait des photos que pour soi, il faut montrer ses photos. A ses parents, ses amis, mais aussi des gens qu'on ne connaît pas forcément, qui viennent d'un univers différent du notre.
Il y a plusieurs moyens pour montrer ses photos, les imprimer, les exposer, les mettre sur un site, un blog, un concours comme le concours jesuisflex.com (un peu de promo)

"Pourquoi est-ce important de montrer ses images?"
Il ne s'agit pas nécessairement de montrer ses images pour qu'elles plaisent aux autres, mais plutôt pour qu'un autre regard passe dessus. Celà permet de voir ce qu'on a pas forcément vu, de se remettre en question, de progresser.

règles n°4 bis-trop de photos tu ne feras pas

Quand on fait trop d'images, on ne les regarde plus, ne serait-ce que pour un problème de temps, on ne fait plus attention à la qualité, on fait souvent 5 fois la même sans s'en rendre compte.

Et là, vous dites forcément "et la règle n°4?"
C'est simple, il faut en faire beaucoup, mais pas trop. Après chacun est juge de ce qui est beaucoup et trop.

Règles n° 4-Des photos tu feras

Plein de photos, des quantités, des tas, des tonnes, des milliers, en variant les angles, les focales, en s'approchant, en s'éloignant, à l'aveugle, en manuel, en auto.
C'est l'avantage indéniable du numérique, on peut essayer sans limite et contrôler de suite si ça nous plaît ou pas (sur ce coup, je sais que je n'ai rien dit d'extraordinaire).

Et là vous dites "Ce n'est pas parce qu'on fait 5 fois la même photo qu'elle sera mieux"
Et vous avez raison, ce qu'il faut, c'est à chaque fois changer un petit quelquechose qui fait la différence avec la version précédente: faire la première en auto, puis essayer en manuel, ou se déplacer pour la 3e, puis zoomer pour la 4e, etc, etc...

règles n°3-Ton point de vue tu changeras

Lorsqu'on va dans un endroit qu'on trouve magnifique, on se dit qu'on va prendre une photo pour faire partager ce qu'on a ressenti à d'autres. On est debout, on sort son appareil et on fait une photo. STOOOOOOOP!!!!!!! arrêtez tout et bougez vous, décalez vous, baissez vous, allongez vous, surélevez vous, posez votre appareil au sol, montez sur les épaules de votre petit copain. Bref, faites travailler votre imagination pour trouver le meilleur point de vue.

Illustration:

La prise de vue est faite appareil posé au sol

Et là, vous dites "pourquoi tant d'excitation pour faire une photo?"
Pour éviter la deception quand vous montrerez la photo à vos amis qui ne ressentiront pas la même chose que vous.
Il faut voir les choses en face, un appareil photo tout perfectionné qu'il soit ne sera jamais aussi bon que vos yeux. Il faut donc "aider" l'appareil pour qu'il puisse faire une image qui se rapproche de la vision que vous avez eu.

règle n°2 ter-Un(e) modèle non consentant(e) à.......

.....se faire déformer le visage sera autorisé(e) à en faire la remarque au photographe, voire le taper si le photographe a la tête dur.

Et là vous dites "c'est pas le modèle qui va m'apprendre à faire de la photo, quand même"
Non, mais un modèle qui participe au portrait, qui donne des idées, qui ne se sent pas gêné est une aide précieuse, alors il faut accorder de l'attention à ce qu'il dit.

PS: règle inspirée par un membre du groupe FACEBOOK qui devrait se reconnaitre (il s'est reconnu depuis)

règle n°2 bis-Faites des portraits au grand-angle

Ben oui, parce que ça peut quand même être drôle toutes ces déformations qui donnent des têtes d'aliens.

Et là vous vous dites "Pourquoi il dit tout et son contraire le monsieur de chez FLEX?"
Parce qu'il est bon de connaître les règles pour ensuite les détourner.

règle n°2-Au grand-angle, du portrait tu ne feras pas

Pour faire un portrait, on allume son appareil et on appuie sur le déclencheur. STOOOOOOOOOOOOOP, arrêtez tout!!!!!!!!!!!!

Avant d'appuyer sur le bouton magique, quittez la position grand-angle de votre appareil. C'est dans cette position qu'il se trouve généralement quand vous venez tout juste de l'allumer et c'est la pire pour faire un portrait.

Et là vous direz "mais pourquoi le grand-angle n'est pas bon pour du portrait?"
Parce que le grand-angle déforme les visages. Il fait des gros nez comme ici


ou des gros fronts comme là

Et avec ça, on a fait des générations de gens complexés qui ne se trouvent pas beau (alors qu'ils le sont) et qui refusent de se faire prendre en photo ou qui ont besoin de 45 minutes de négociations avant de pouvoir faire un cliché qu'on n'a du coup plus envie de faire.

Pour les modèles qui ne se trouvent pas "photogéniques", si vous ne vous trouvez pas beau en photo, dites vous que ce n'est pas votre faute, mais celle du photographe.

Pour les photographes, pas de portrait en-dessous de l'équivalent 50mm, et encore certains puristes diraient plutôt 80mm.

règle n°1 bis-Le RAW tu utiliseras

Pour ceux qui peuvent choisir ce format, il ne faut pas s'en priver et ce n'est pas une affaire de débutant ou pas, bien au contraire vu que le RAW permet de rattraper certaines erreurs.

Et là, vous direz, "mais pourquoi utiliser le RAW?"
Tout simplement parce qu'à l'heure actuelle, c'est le format qui permet d'obtenir la meilleure qualité possible puisque c'est le plus grand et le plus riche en "informations". On dit que c'est le format natif.